John Coltrane
De Giant Steps à A Love Supreme, une quête de plus en plus spirituelle.
Son apport au jazz
En dix ans, John Coltrane passe du hard bop à la recherche spirituelle puis au free jazz. Giant Steps (1960) pousse l'harmonie à sa limite. Avec son quartette (McCoy Tyner, Jimmy Garrison, Elvin Jones), il invente un jazz modal presque liturgique, dont A Love Supreme (1965) est le sommet. Il meurt à 40 ans, en 1967, au milieu de cette quête.
Repères
- 1926 : Naissance à Hamlet, en Caroline du Nord.
- 1955 : Il rejoint le quintette de Miles Davis.
- 1960 : Giant Steps, chez Atlantic.
- 1963 : Alabama, hommage aux victimes de l'attentat de Birmingham.
- 1965 : A Love Supreme, chez Impulse!, puis Ascension, plus libre.
- 1967 : Mort.
Comment l'écouter
Un critique a parlé de « nappes de son » pour ses solos de la fin des années 1950 : des phrases très rapides qui parcourent tous les accords. Dans A Love Supreme, c'est l'inverse : des motifs courts, répétés, presque chantés. Écoutez la batterie d'Elvin Jones, qui bouillonne sous chaque solo.
Par où commencer
Aucun titre de Coltrane n'est classé « Facile » dans Jazzency. Pour s'y préparer, écoutez d'abord Kind of Blue de Miles Davis, où il joue.
- Acknowledgement (A Love Supreme) (1965, Classique) : Le premier mouvement de A Love Supreme : le meilleur premier contact.
- Alabama (1963, Classique) : Une pièce lente et grave, plus accessible que sa réputation.
- Giant Steps (1960, Pointu) : À écouter après : la virtuosité harmonique à l'état pur.
Courants
Albums repères
- Giant Steps (1960, Atlantic)
- A Love Supreme (1965, Impulse!)
À écouter ensuite
- Miles Davis : Son patron de 1955 à 1960 et l'inventeur du cadre modal.
- Ornette Coleman : L'autre grande figure du free jazz, que Coltrane rejoint sur ce terrain à partir de 1965.
- McCoy Tyner : Le pianiste de son quartette : ses accords en quartes définissent le son modal de Coltrane.
- Alice Coltrane : Sa seconde épouse, qui rejoint son groupe en 1966 et prolonge sa voie spirituelle.